Se préparer aux fermetures d’écoles dues aux inondations au Bangladesh implique de prévoir des bâtiments sûrs, des supports utilisables pendant la fermeture, des échanges avec l’école et une reprise des apprentissages après celle-ci. Cet article examine la préparation en trois étapes : avant l’interruption, pendant la fermeture et après la reprise des cours.
Les inondations touchent bien plus que les bâtiments scolaires
Le 21 juin 2024, l’UNICEF indiquait que plus de 810 écoles publiques de la division de Sylhet, au nord-est du Bangladesh, avaient été inondées et que près de 500 servaient d’abris. Les écoles étaient alors fermées pour les vacances de l’Aïd. Cet exemple montre à la fois les dégâts matériels et le rôle d’accueil des populations que peuvent jouer les écoles. Ces chiffres décrivent cet événement, pas la situation actuelle. Source : Communiqué de l’UNICEF de juin 2024.
La décrue ne permet pas nécessairement de reprendre immédiatement les cours. Les partenaires locaux doivent vérifier la sécurité des bâtiments et des trajets, la possibilité pour les enseignants de joindre les familles et l’articulation entre les besoins d’hébergement et les espaces d’enseignement.
Préparer les locaux, l’organisation et les apprentissages
Le Cadre global pour la sécurité scolaire 2022–2030, présenté par l’UNESCO, repose sur trois piliers : des installations d’apprentissage plus sûres, la gestion de la sécurité scolaire et de la continuité éducative, et l’éducation à la réduction des risques et à la résilience. La préparation concerne donc les décisions et l’organisation des apprentissages autant que les infrastructures. Source : Présentation du cadre par l’UNESCO.
Les exemples suivants s’inspirent de cette approche. Ils ne décrivent ni les pratiques de toutes les écoles bangladaises ni des projets de KIZUNA. Les modalités doivent correspondre aux décisions des écoles et des autorités locales ainsi qu’à la situation des communautés et des familles.
1. Avant l’interruption : convenir des moyens de communication et des solutions de remplacement
Il faut déterminer qui annoncera la fermeture et comment les familles pourront vérifier l’information si le canal habituel ne fonctionne pas. Identifions les téléphones ou autres moyens que les responsables des enfants peuvent utiliser. Le personnel désigné doit gérer les coordonnées des familles uniquement dans la mesure nécessaire ; elles n’ont pas à figurer sur des listes publiques.
De courtes fiches de révision liées aux cours constituent une option utilisable sans électricité ni connexion internet. Au-delà des quantités, il faut prévoir leur stockage, les moments où leur distribution sera sûre et la personne chargée d’en expliquer l’usage. Ces détails permettent de transformer un plan d’approvisionnement en dispositif d’apprentissage utilisable.
2. Pendant la fermeture : vérifier ce que les familles peuvent faire
Lorsque les familles sont déplacées ou réorganisent leur quotidien, il peut être inadapté d’exiger les devoirs habituels de tous. Vérifions si les enfants disposent de supports, de temps et d’un lieu pour apprendre, puis discutons d’activités brèves ou de révisions orales. Un devoir non rendu ne suffit pas à conclure à un manque de motivation.
Si des cours en ligne sont proposés, il faut vérifier le partage éventuel des appareils et les obstacles liés à leur recharge ou au coût des données. Proposer des contenus comparables sur papier et en ligne peut permettre un choix. La sécurité prime : récupérer des supports ne doit pas imposer un trajet dangereux.
3. Après la réouverture : distinguer l’ouverture des classes et la reprise des apprentissages
Après la reprise, de brefs échanges et exercices de révision peuvent aider à repérer où l’apprentissage s’est arrêté et ce qu’il faut réexpliquer. Plutôt que d’imposer à tous un rattrapage immédiat, les cours peuvent tenir compte des possibilités d’étude différentes pendant la fermeture. Les enseignants ont également besoin de temps de préparation et de supports.
Par exemple, consigner séparément les foyers ayant reçu des fiches, ceux que l’école a pu joindre et les thèmes nécessitant un enseignement complémentaire pourrait améliorer la préparation future. Ce sont des exemples de suivi à envisager, pas des indicateurs actuellement collectés par KIZUNA.
Intégrer la préparation au soutien éducatif
En septembre 2026, l’UNICEF citait la planification éducative, le renforcement des infrastructures et la continuité pendant et après les interruptions parmi les réponses aux aléas climatiques. Le soutien peut prévoir la prochaine interruption autant que les fournitures destinées à l’urgence immédiate. Source : Communiqué de l’UNICEF sur la protection des apprentissages.
Les personnes souhaitant apporter leur soutien peuvent demander aux coordinateurs locaux où se situent les besoins : stockage et remplacement des supports, communication ou cours de rattrapage. Consultez les activités de soutien de KIZUNA pour connaître ses actions actuelles. Cet article n’annonce ni intervention de KIZUNA face aux inondations ni collecte spécifique à ce sujet.
Questions fréquentes
Passer aux cours en ligne suffit-il pendant une fermeture ?
L’accès à la connexion, à l’électricité et aux appareils varie selon les foyers. Il faut envisager des solutions telles que les supports imprimés, ainsi que des moyens pour les enfants de poser des questions et pour les enseignants de suivre leurs apprentissages.
Le soutien s’arrête-t-il lorsque le bâtiment scolaire redevient utilisable ?
La remise en état des locaux et la reprise des apprentissages sont deux points distincts. Outre une réouverture sûre, il faut discuter avec l’école des besoins de révision, de préparation des enseignants et de contact avec les familles.
Cet article propose une explication et des exemples de préparation fondés sur des sources publiques. Il ne s’agit ni d’un reportage de terrain ni d’un bilan de projet. Sources vérifiées le 1er octobre 2026.
